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Toujours plus de porcs pour moins de qualité

Comme si cela ne suffisait pas, la France va produire encore plus de porcs cette année. En chiffre, cela représente un minimum de 250.000 porcs en plus.

Le plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (PCAE) « devient le dispositif unique des aides sur les volets modernisation des élevages, amélioration de la performance environnementale et de la performance énergétique ». Ce plan prévoit de distribuer d’ici à 2020, 1,2 milliard d’euros notamment pour les porcheries.

Le problème de ce plan est qu’il est présenté comme un bien-fondé environnemental alors qu’au fond il va favoriser des élevages toujours plus grands.

De nos jours, le porc industriel est cédé par les agriculteurs aux abattoirs à un prix dérisoire de 1,25 euro le kilo alors qu’il lui coûte en moyenne 1,76 euro le kilo à produire. La perte peut rapidement devenir insoutenable quand on pense qu’un porc atteint les 140 kg en 180 jours.

 

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Après plusieurs crises agricoles qui viennent attester du mal fonctionnement d’un système hyper productiviste, les décideurs continuent et persistent sans crainte d’aggraver la situation.

Au lieu de favoriser la qualité et d’encourager les circuits courts et la transformation à la ferme on continu dans le toujours plus. Une situation tragique pour les agriculteurs, mais aussi pour les consommateurs, gavés de produits de mauvaise qualité.

 

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Actuellement, 22 000 exploitations sont au bord de la faillite, une aubaine pour « gros » exploitants qui peuvent racheter à bas coût. Le premier syndicat agricole, la FNSEA, n’y voit aucun problème, au contraire, sa vice-présidente, Christiane Lambert vient d’investir la bagatelle de 920.000€ pour moderniser sa porcherie dont 124.000€ de prêt de ladite PCAE, plus 40.000€ donnés par Terrena, la première coopérative agricole.

Que dire en conclusion ? Côté production, un système où une grande majorité se trouve au bord du gouffre et où d’autres se font des « petits » cadeaux entre amis. Des intermédiaires qui se remplissent les poches grâce à des prix toujours plus bas. Et pour finir, un consommateur qui mange les restes de ce système quelque peu périmé.

Tout n’est pas noir, il existe toujours des exploitations à taille humaine et des artisans qui vous régaleront alors, peut être que la solution serait de manger un peu moins de viande, en favorisant une production locale, respectueuse des hommes et de l’environnement.

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