nouveaux OGM

Les « nouveaux OGM » pourraient ne pas être mentionnés

Mercredi dernier, une manifestation a eu lieu devant l’école AgroParisTech où devaient se réunir les membres du Haut Conseil des Biotechnologies pour aborder le sujet des « nouveaux OGM ».

Pour comprendre de quoi il s’agit, commençons par un petit cours de science. Les OGM que nous connaissons sont créés par transgénèse c’est-à-dire qu’un gène provenant d’un autre organisme est sélectionné pour ses propriétés puis introduit dans le génome d’une plante. De cette manière, on confère à cette plante la possibilité par exemple de s’adapter à un climat, résister à un désherbant ou sécréter un insecticide.

L’innovation avec les nouveaux OGM est de modifier le génome de la plante grâce à mutation ciblée. Parmi toutes les mutations, on choisit la plante qui possède les caractéristiques recherchées. L’argument des industriels qui se cache derrière ce nouveau procédé est de dire que ce processus de mutation se produit dans la nature, la seule différence et qu’avec les nouveaux OGM cela va plus vite.

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Les manifestants se sont réunis pour signaler que pour l’heure, la réglementation de ces nouveaux OGM était très floue. De plus, les associations qui ont organisé le rassemblement entendaient protester contre le Haut Conseil des Biotechnologies, qui ne serait pas un exemple d’impartialité et qui ne tiendrait pas compte des avis divergents comme celui d’Yves Bertheau qui est le directeur de l’Institut national de la recherche agronomique.

En fonction de l’avis du Haut Conseil des Biotechnologies, nous pouvons craindre que ces nouveaux OGM ne soient pas inscrits à la réglementation concernant les organismes génétiquement modifiés ce qui aura pour effet de ne pas obliger les entreprises de mentionner sur l’étiquette (emballage) la présence de ces OGM.

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Guy Kastler (Confédération Paysanne) insiste sur le fait que la réglementation qui concernera ces nouvelles méthodes doit prendre en compte la plante dans sa totalité. Car le risque serait d’étudier simplement le gène modifié et non l’ensemble, ce qui pourrait empêcher la détection de dangers et risques potentiels.

 

Le débat est ouvert, espérons que les considérations sur la santé et l’environnement passeront avant les intérêts financiers et commerciaux.